04.03.2010
La vie sans mon esprit
La seule personne en qui j'ai confiance est moi même. Pourtant sans connaissance du monde qui m'entoure je perd parfois le sens de la vie, sortir de cette galère et la chose la plus difficile à faire. J'ai perdu tous sens de mon être et seul mon envie d'être prêt d'elle me souffle un léger vent de bonheur. Je pense à la personne que j'ai perdu et qui aujourd'hui me manque. Je marche seul dans la rue et me demande pourquoi la vie tourne ainsi. Pourquoi vivre si toute les choses que l'on commence se terminent? Le paradis existe et celui ci se trouve sur Terre. Je veux en profiter, dire à une femme que je croise dans la rue qu'elle est d'une beauté rayonante, de prendre le temps d'observer la nature, de mélanger tous les vices, alcool, drogues, médicaments... Mais tous ceci n'est pas moi, c'est un autre homme. Difficile de se faire ainsi confiance...
00:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.11.2009
Le sens du suicide
Qu'ils sont donc lâches, ceux qui prétendent que le suicide est une affirmation de la vie. Voila ce que je dis à une personne dépressive qui ose me dire que le suicide c'est l'affirmation de la vie. Pour moi le suicide est une façon de racheter leur manque de courage, ils s'inventeront toute sortes de raisons censées excuser leur impuissance. Il n'y a pas à vrai dire, de volonté ou de décision rationnelle de se suicider, mais seulement des détérminants organiques et intimes qui vous y prédestinent. Les suicidaires ont un penchant pathologique pour la mort, auquel ils résistent en vérité mais qu'ils ne peuvent supprimer. La vie en eux a atteint un tel déséquilibre qu'aucun motif d'orde rationnel ne peut plus la consolider. Aucun suicide ne procède uniquement d'une réflexion sur l'inutilité du monde ou sur le néant de la vie. A qui m'opposera l'exemple de ces anciens sages qui se suicidaient dans la solitude, je répondrai qu'ils avaient liquidé en eux-mêmes la moindre parcelle de vie, détruit toute joie d'exister, et supprimé toute tentation. Réfléchir longuement sur la mort ou sur d'autres questions angoissantes porte à la vie un coup plus ou moins décisif, mais il n'en est pas moins vrai que ce genre de tourment ne peut affecter qu'un être déjà atteint. Les hommes ne se suicident jamais pour des raisons exterieures, mais à cause d'un déséquilibre interne, organique. Les mêmes évenements laissent certains indifférents, marquent les autres, et poussent d'autres encore au suicide, il faut tant de tourment, tant de supplice, un effondrement des barrières intérieures si violent que la vie n'est plus qu'une sinistre agitation, un vertige, un tourbillon tragique. Comment le suicide pourrait il être une affirmation de la vie? On le dit provoqué par les décéptions: cela revient à dire qu'on désire la vie et qu'on en espère plus qu'elle ne peut donner. Quelle fausse dialectique, comme si le suicidé n'avait pas vécu avant de mourir, comme s'il n'avait pas eu d'ambition, d'ésperance, de douleur ou de désespoir! Importe dans le suicide le fait de ne plus pouvoir vivre, qui dérive, non d'un caprice, mais de la tragédie intérieure la plus effroyable. Et l'on prétend que ne plus pouvoir vivre, c'est affirmer sa vie? Je suis étonné qu'on cherche encore une hiérarchie des suicides: rien de plus imbécile que de vouloir les classer suivant la noblesse ou la vulgarité des raisons. N'est il pas suffisamment impressionnant en soi de s'ôter la vie, sans qu'on ait à chercher des raisons? J'ai le plus grand mépris pour ceux qui raillent le suicide par amour (et ceci a été mon cas) car ils sont incapables de comprendre qu'un amour irréalisable représente pour l'amant, une impossibilité de se définir, une perte intégrale de son être. Un amour total inassouvi, ne peut mener qu'à l'effondrement. Seules deux catégories d'hommes suscitent mon admiration: ceux qui sont, à chaque instant, capables de se suicider. Il n'y a que ceux là pour m'impressioner, car eux seuls éprouvent de grandes passions et connaissent de grandes transfigurations. Ceux qui éprouvent la vie sur un mode positif, dans la certitude de chaque instant, enchantés de leur passé, de leur présent et de leur avenir, n'ont rien de plus que mon estime. Seuls ceux qui sont en contact permanent avec les réalités dernières me touchent réellement.
Pourquoi je ne me suicide pas? Parce que la mort me dégoute autant que la vie. Je n'ai pas la moindre idée de ma raison d'être ici-bas. Je ressens en ce moment un impérieux besoin de crier, de pousser un hurlement qui épouvante l'univers. Je sens monter en moi un grondement sans précédent, et je me demande pourquoi il n'explose pas, pour anéantir ce monde, que j'engloutirais dans mon néant. Je me sens l'être le plus terrible qui ait jamais existé dans l'histoire, une brute apocalyptique débordant de flammes et de ténèbres. Je suis un fauve au sourire grotesque, qui se contracte et se dilate à l'infini, qui meurt et grandit en même temps, exalté entre l'espérance du rien et le déséspoir du tout, nourri de fragrances et de poison, brûlé par l'amour et la haine, annihilé par les lumières et les ombres. Mon symbole est la mort de la lumières et la flamme de la mort. En moi toute étincelle s'éteint pour renaître tonnerre et éclair. Les ténèbres elles mêmes ne brûlent-elles pas en moi?
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03.11.2009
Naissance de la Psychiatrie
La dépression est un trouble du comportement, elle fait donc l'objet de la Psychiatrie qui est la science de l'homme malade mental. Ce terme n'est pas péjoratif, j'espère que vous l'avez compris. Ce qui differt de la Psychiatrie à la psychologie, c'est qu'elle s'interrese aux maladies, des maladies qui touchent le psychique de l'homme.
A la Renaissance, la maladie mentale était pensée comme l'expression de la Liberté.
La Psychiatrie naît au 18ème siècle et la Révolution de 1789 affirme la Liberté de la population mais également celle des malades mentaux reprennant le concept pensé à la Renaissance. A cette époque la dépression n'était pas encore considéré comme une maladie, il n'y avait pas de distinction entre maladie physique et mentale. Cette époque a permit une grande réfléxion sur la maladie mentale. C'était le siècle des Lumières et de la Raison. Les faits psychologiques sont peu à peu rattachés à la physiologie et non aux sensations comme le pensaient les sensualistes.
C'est au 19 ème siècle que la distinction entre les maladies physiques et mentales se fait. Pinel et Esquirol (les pères de la Psychiatrie) affirme alors que la dépression est une aliénation mentale pour l'Homme c'est à dire: être autre que soit même, être privé de son autodétérmination, de son libre arbitre, de sa liberté. La Liberté qui est le fondemant de l'Homme. Se met en place alors les principes de la Psychiatrie qui met en avant le positivisme, la réflexion médicale, les travaux du cerveau et la compréhension de cette maladie.
Au 20ème siècle, les premiers traitements psychotropes apparaissent comme les neuroleptiques (médicaments des psychoses) les antidépresseurs (médicaments des troubles de l'humeur) et les tranquillisant (médicaments de l'anxieté)
La dépression n'est pas une fatalité, mais une réalité. Elle est difficile à gerer pour l'individu malade mais se soigne. Elle ne se soigne pas comme une maladie bégnine, elle demande du temps (en moyenne 6 mois) et une prise en charge sur le long terme par des spécialistes.
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